Crédits automobiles : les taux grimpent pour atteindre la limite supérieure d’une décennie

Aux États-Unis, l’acquisition des véhicules est devenue une habitude de telle sorte qu’aucune conjoncture ne peut la briser. Cependant, d’après un expert du secteur, Edmunds, les taux pratiqués en ce moment atteignent un point culminant en 10 ans. Selon les analystes, les crédits auto destinés aux voitures neuves sont octroyés avec un taux de 6%.

Prêts auto : des taux d’intérêts croissants

En se référant aux chiffres de l’année dernière, le taux de pourcentage annuel (TAP) de voiture neuve dont l’acquisition est soutenue par un crédit automobile est évalué à 6,36% en mois de mars contre 5,66% et 4,44% respectivement pour la même période en 2018 et 2015. Mais aussi, il est à remarquer que les offres qui proposent des taux à zéro pour cent souffrent d’une grande pénurie.

En effet, le pourcentage des acquéreurs qui ont bénéficié d’une telle faveur correspond seulement à 4% le mois dernier. Or, ce ratio est passé de 7,6% en 2014 à 7,4% en 2018.

Selon Edmunds : « Un nombre croissant de particuliers qui s’offrent une voiture neuve paient un taux d’intérêt égal ou supérieur à 10 %, des conditions généralement associées aux modèles d’occasion ». En mois de mars, ce type de contrat culmine au pic de 14,1% du marché bancaire, un sommet qui n’a jamais été atteint depuis février 2008.

Les Constructeurs automobiles annoncent une réduction des chiffres d’affaires !

Au cours du premier trimestre, les constructeurs affichent des résultats moins satisfaisants. Pour Fiat Chrysler Automobile NV FCAU, les ventes sont revues à la baisse en fin de trimestre avec une dépréciation de 7%. Cela réduit à 0,35 % le résultat du bilan. Ensuite, Général Motors a également annoncé un repli de 7% des ventes réalisées pour la même période.

Il est primordial de savoir que les variations des taux emprunt voiture et des prix des voitures neuves suivent généralement la même tendance. Et actuellement, ces produits sont vendus à des tarifs les plus élevés… une première depuis une décennie !

À l’approche de la période estivale durant laquelle les propositions bancaires sont le plus souvent profitables, l’augmentation de nombre des demandeurs du marché automobiles est fortement envisageable. À défaut, ces derniers devront s’apprêter à contracter des prêts coûteux avec un taux pouvant être supérieur à 6%.